• Anaïs Nin

    Petit passage tiré de l’un des journaux d’Anaïs Nin. Seuls ses journaux m’intéressent, car ses récits érotiques ne m’ont jamais beaucoup inspiré d’admiration. Anaïs Nin est un prodige d’intelligence, dotée d’un rare esprit de finesse dans ses journaux. J’aime beaucoup l’idée que la névrose puisse être pensée comme une forme du romantisme moderne… Ce passage-ci vaut 10 ans de psychanalyse !  Je traduis à la volée un petit fragment de mon extrait : »Bien des romantiques se sont détruits parce qu’ils ne pouvaient atteindre l’absolu, ni en amour ni dans la création. Ils ne pouvaient l’atteindre parce qu’il était invention. C’était un mythe. Le névrosé agit pareillement. Il se fixe des buts…

  • Rushbearing

      I. Une église, un lieu et une tradition La plus belle et la plus émouvante église que j’aie jamais visitée de toute mon existence est celle  dans laquelle nous avons pénétré au Pays de Galles, l’été dernier : Saint Beuno Church, à Pistyll, sur la péninsule de Llŷn (en gallois, Penrhyn Llŷn), lorsque nous avons rendu visite à mon ami Andrew Birkin. Elle est sise sur la route des pèlerins qui vont à l’île de Bardsey (en gallois, Ynys Enlli). C’est une petite Église médiévale où est encore pratiquée la tradition du rushbearing (ici, rush = jonc + to bear = porter, supporter…), qui consiste à tapisser le sol de…